Le mat des Arabes est l’un des plus anciens motifs connus aux échecs. On le trouvait déjà dans le shatranj, l’ancêtre médiéval de notre jeu, pratiqué dans le monde arabo-persan il y a plus de mille ans. Il se réalise avec une tour et un cavalier qui attaquent ensemble un roi réfugié dans un coin de l’échiquier.
Comment fonctionne le mat des Arabes ?
Le cavalier se poste à deux cases du roi et joue un double rôle : il surveille la case par laquelle le roi voudrait s’échapper, et il protège la tour. Celle-ci vient alors se coller au roi, juste à côté de lui, et donne l’échec décisif. Le roi ne peut pas capturer la tour, puisque le cavalier la défend, et il n’a plus aucune case libre.
Un motif vieux de mille ans
Trois conditions le rendent possible :
- le roi adverse est poussé dans un coin de l’échiquier ;
- un cavalier contrôle la case de fuite et couvre la tour ;
- la tour peut atteindre la case voisine du roi sans être prise.
Seulement deux pièces suffisent : c’est ce qui rend ce mat si élégant et si utile en finale, quand il ne reste plus grand monde sur l’échiquier.
Ce que ce mat t’apprend
Il montre que la tour et le cavalier, si différents, forment un duo redoutable. La tour frappe en ligne droite, le cavalier saute par-dessus les obstacles : ensemble, ils ne laissent aucune issue. Retiens aussi la règle de défense : un roi enfermé dans un coin est toujours en danger. Dès que la partie se simplifie, ramène ton roi vers le centre plutôt que de le laisser dormir dans un angle.
Pour aller plus loin, découvre tous les mats aux échecs expliqués aux enfants, puis compare avec le mat d’Anastasie et le mat de Pillsbury, qui utilisent aussi la tour. Entraîne-toi avec nos exercices d’échecs et travaille tes finales. Les règles officielles sont publiées par la Fédération Française des Échecs.
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