Le mat de l’Opéra est sans doute le plus célèbre coup de conclusion de toute l’histoire des échecs. La dame et une tour attaquent ensemble le roi : la dame se sacrifie ou bloque la fuite, et la tour donne échec et mat sur la dernière rangée. Le roi, resté au fond de l’échiquier, n’a plus une seule case libre.
Une partie jouée à l’opéra de Paris
En 1858, le jeune Américain Paul Morphy assiste à un opéra à Paris. Dans la loge, il joue en même temps une partie contre le duc de Brunswick et le comte Isouard. Morphy sacrifie sa dame, puis termine par un mat de la tour d’une beauté parfaite. La partie est devenue un classique que tous les jeunes joueurs étudient encore aujourd’hui.
Les ingrédients du mat de l’Opéra
Ce final magnifique repose sur trois conditions :
- le roi adverse est resté au centre ou sur sa dernière rangée, sans roquer ;
- une tour peut arriver sur cette rangée avec un échec ;
- la dame ou une autre pièce ferme la dernière case de fuite, quitte à se sacrifier.
Le sacrifice de la dame surprend toujours les débutants. Il devient logique dès qu’on comprend que la valeur des pièces ne compte plus quand le mat est au bout.
La leçon de Morphy
Morphy avait sorti toutes ses pièces rapidement pendant que ses adversaires perdaient du temps. C’est là le vrai enseignement : développe vite, occupe le centre, roque, et les combinaisons viendront d’elles-mêmes. Une attaque réussie n’est presque jamais un coup de chance, c’est la récompense d’une bonne ouverture.
Pour aller plus loin, découvre tous les mats aux échecs expliqués aux enfants, puis compare avec le mat du couloir et le mat de Pillsbury. Entraîne-toi avec nos exercices d’échecs et étudie nos parties célèbres. Les règles officielles sont publiées par la Fédération Française des Échecs.








