L’ouverture espagnole, aussi appelée Ruy-Lopez, commence par 1.e4 e5 2.Cf3 Cc6 3.Fb5. Les Blancs attaquent le cavalier de c6, celui qui défend le pion e5. C’est l’une des ouvertures les plus jouées de toute l’histoire des échecs, du XVIe siècle jusqu’aux tournois d’aujourd’hui.
Pourquoi attaquer le cavalier de c6 ?
Le pion e5 est le seul pion noir au centre, et le cavalier de c6 est son garde du corps. En le menaçant, les Blancs préparent tranquillement la poussée d4. Attention : 4.Fxc6 dxc6 ne gagne rien, car le pion e5 est aussitôt redéfendu par la dame. L’espagnole est une ouverture de patience, pas de coup de force.
Les plans des deux camps
- Blancs : c3 puis d4 pour construire un grand centre de pions ;
- Blancs : Te1, Cbd2 et Cf1-g3 pour amener les pièces vers l’aile roi ;
- Noirs : a6 puis b5 pour repousser le fou blanc ;
- Noirs : Fe7, d6 et le roque pour tenir solidement le point e5.
Que jouer quand on débute ?
Le plus simple est 3…a6 4.Fa4 Cf6, suivi de Fe7 et du roque : quatre coups faciles à retenir qui donnent une position saine. La défense berlinoise 3…Cf6 est encore plus solide : c’est avec elle que Vladimir Kramnik a battu Garry Kasparov en 2000.
Compare cette ouverture avec l’ouverture italienne et l’ouverture écossaise, qui débutent par les mêmes coups, puis révise la leçon sur le contrôle du centre. Toutes nos ouvertures d’échecs pour enfants sont réunies au même endroit, avec des exercices pour t’entraîner.
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